Les Esprits...

 
 

« - Qu’est -ce que l’âme, en fait ?

- Un esprit incarné.

- Mais qu’était l’âme avant de s’unir au corps?

- Un esprit.

- Alors les âmes et les esprits sont donc la même chose?

- Oui, les âmes ne sont que les Esprits. Avant de s’unir au corps, l’âme est un des êtres intelligents qui peuplent le monde invisible et qui revêtent temporairement une enveloppe charnelle pour se purifier et s’éclairer. »

Cette âme est donc un être moral, distinct, indépendant de la matière et qui conserve son individualité après la mort. Cette acception est la plus générale, sans contredit, parce que, sous un nom ou un autre, l’idée de cet être qui survit au corps se trouve à l’état de croyance instinctive et indépendante de tout enseignement, chez tous les peuples, quels que soient leur degré de civilisation. Cette doctrine, selon laquelle l’âme est la cause et non l’effet, est celle des spiritualistes.

L’âme de nos proches, de nos parents ou de nos amis qui sont partis, survit dans le monde invisible. Aussi, la possibilité d’entrer en communication avec les Esprits est une bien douce consolation, puisque elle nous procure le moyen de nous entretenir avec nos parents et nos amis qui ont quitté la terre avant nous.

En effet, le chagrin causé par la perte des personnes qui nous sont chères n’est-il d’autant plus légitime que cette perte est irréparable de notre volonté?

Par l’évocation nous les rapprochons de nous, ils sont à nos côtés, nous entendent et nous répondent; il n’y a pour ainsi dire plus de séparation entre eux et nous. Ils nous aident de leurs conseils, nous témoignent leur affection et le contentement qu’ils éprouvent de notre souvenir. C’est pour nous une satisfaction de les savoir heureux, d’apprendre par eux-mêmes les détails de leur nouvelle existence et d’acquérir la certitude de les rejoindre à notre tour.

Cette cause de chagrin, cette épreuve, atteint le riche comme le pauvre; c’est la loi commune. Mais c’est une consolation de pouvoir communiquer avec vos amis par les moyens que vous avez, en attendant que vous en développiez d’autres plus accessibles à vos sens.

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Extrait du livre d’Allan Kardec, Les Esprits